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Jean Swiatek

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Biographie

Jean Swiatek est un ancien footballeur français né le 11 décembre 1921 à Dusnik (Pologne). Il était arrière central dans l’équipe des Girondins de Bordeaux des Berthus De Harder, René Gallice, Edouard Kargu, etc.
Il passe toute sa carrière professionnelle aux Girondins de Bordeaux. Avec ce club, il est champion de France en 1950 et finaliste de la coupe de France en 1952.
Il reçoit 5 sélections en équipe de France. Il obtient sa 1re sélection le 24 décembre 1944, lors d’un match amical face à la Belgique. Sa dernière sélection a lieu le 4 juin 1950, toujours face à la Belgique.

 

Le Stade et moi

« Le stade Chaban-Delmas, Parc de Lescure alors, marque pour moi le départ de ma notoriété car c’est alors le début de ma carrière de footballeur.
A l’époque, c’était un des plus beaux stades et c’était une satisfaction incroyable d’y jouer.
Les dirigeants bordelais sont venus me chercher à Blénod (Lorraine) après que le président et l’entraîneur du club local leur aient écrit pour me recommander. J’avais alors en poche un certificat d’apprentissage d’ajusteur et je jouais au football pour le plaisir.
Je remercie le football pour ce qu’il m’a donné et m’a fait devenir aujourd’hui. Je ressens toujours une certaine fierté pour le parcours accompli du fait de mes origines polonaises et de la vie difficile  que ma famille avait connue.
J’habitais juste à côté du stade et la fenêtre de mon appartement donnait sur ce dernier. Le stade possédait alors une piste pour le cyclisme. J’ai d’ailleurs suivi l’étape Bordeaux – Saint Sébastien du Tour de France 1949 dans la jeep de l’organisation.
Le stadium n’était pas trop utilisé.
Pour la question du nouveau stade, on ne sait pas ce que l’avenir réserve. »

Propos recueillis le 22/03/13 à Villenave d’Ornon

Jean Gallice

Jean Gallice

Biographie

Jean Gallice est né le 13 mai 1949 à Bordeaux. Tout juste retraité de la Direction Technique Nationale (DTN) de la Fédération Française de Football (FFF), il est un ancien footballeur professionnel et international français. Il évoluait au poste d’attaquant. Il marque 85 buts en 1ère division tout au long de sa carrière et est sélectionné 7 fois en Equipe de France (1 but).

La famille Gallice est la première famille avec un père et un fils internationaux, mais c’est aussi la plus grande famille ayant porté le coq car André Gallice, frère de Jean et fils de René fut sélectionné chez les espoirs.

Après avoir évolué au Stade Bordelais Université Club (SBUC), il rejoint l’AS Angoulême alors en 1ère division nationale pour 2 saisons puis les Girondins pour 6 saisons de 1971 à 1977 pour finalement passer par l’Olympique Lyonnais, puis le RC Besançon et l’AS Libourne en 2ème division.

Le Stade et moi

« Le stade, c’est avant tout mon lieu de vie…et surtout l’annexe d’ailleurs, là où j’ai vécu tous mes premiers pas : de jeune sportif, d’athlète et enfin de professionnel.

A l’époque, en tant que gamins du coin mais non licencié sportif, on s’organisait plus ou moins tout seul pour faire du sport où des entraîneurs de l’ASPTT Bordeaux et du Club Athlétique Municipal (CAM) nous accueillaient alors qu’ils s’occupaient de sportifs de niveau national. On faisait aussi de la boxe avec Rabah Khaloufi qui était alors champion de France en amateur. L’impression générale était de rentrer dans une arène avec ces statues d’athlètes qui rappelaient celles de Rome ou du stade olympique de Berlin. On passait aussi au travers des barreaux des grilles du stade municipal pour aller voir les grands événements : arrivées du Tour de France, courses sur piste, compétitions d’athlétisme, matchs de football et de rugby…et même spectacle d’Holiday on Ice ! C’était impressionnant de voir arriver tous ces gens par le tramway pour assister aux différents spectacles. J’avais ainsi perdu, pour quelques instants, dans la foule, ma sœur âgée de 4 ans alors que nous assistions au match de la montée en 1ère division Bordeaux-Grenoble en 1958. Nous étions au bord du terrain, contre la ligne de touche, tellement le stade était plein.

J’avais le rêve de jouer dans ce stade. A force d’avoir été spectateur, je voulais être acteur.

Mes premiers pas dans et sur le stade se sont faits lors de compétitions d’athlétisme de jeunes sur la piste qui n’était d’ailleurs pas homologuée car faisant 440 mètres au lieu de 400, mais aussi lors d’une finale de benjamins avec le club de patronage Arlac Sports. J’ai aussi fouler le terrain quand, pour la première fois, ils ont déclenché l’éclairage du stade…une expérience magique à l’époque !

Paradoxalement, j’ai moins de souvenir marquant quand j’ai effectué mes 6 saisons aux Girondins de Bordeaux et donc joué sur la pelouse. Comme tout mythe, lorsqu’il tombe…la magie opère moins peut-être. Je me rappelle surtout de mon premier match officiel dessus car c’était avec…l’équipe de l’AS Angoulême que je venais défier les Girondins que je rejoindrais 2 saisons plus tard. C’est aussi un match en pleine semaine entre midi et deux avec un stade comble…ou encore la longueur du couloir pour aller des vestiaires au terrain et la montée des escaliers pour accéder à la pelouse. L’entrée des joueurs se faisait alors juste derrière les buts, par le virage sud.

Concernant le devenir du stade, je crois qu’on peut déjà dire qu’il s’agit d’un stade très intégré à la ville car il correspond bien au quartier dans lequel il s’inscrit avec notamment les nombreuses maisons style années 1930, « art-déco » situées à proximité. Ce n’est pas une « verrue » comme d’autres stades situés en pleine ville également.

On a un devoir de mémoire autant sur le plan architectural que sportif.

Il ne faut surtout pas le raser. On devrait en faire un lieu comme on l’a connu jeunes, c’est-à-dire un lieu de liberté, « surveillée », et un lieu d’échanges tout en respectant son identité, celle d’un site où le sport perdure. »

Propos recueillis le 02/04/13 à Oloron Ste Marie

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2 Commentaires

  1. LAGRANGE Alain
    14 novembre 2013

    Coureur cycliste de 1961 jusqu’a la démolition de la piste j’ai toujours la nostalgiede ces années passées. Samedis cyclistes .Championnats. Arrivée Tour de France. Reunions en nocturne avec Demi fond. etc.

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